Monthly Archives: avril 2008

Just Married

 Parce que sur le mois de mai souffle un vent de liberté, Mutine vous encourage à offrir la  pochette surprise "Just Married" pour elle. Nous connaissons toute  une jeune femme qui va fêter la fin de son célibat…Oubliez les fanfreluches et les robots ménager, pensez sextoy ! Dans cette pochette, un jouet coquin, une jarretière et un tas d’autres petites choses Mutine. Mais pour que la soirée soit ardente, testez cette boisson si mystérieuse aux vertus excitantes: l’Oyster.

Besoin de laisser votre imagination se délier, laissez vous guider par la fin de notre nouvelle : le café de la rose rouge

 

Le café de la rose rouge (suite et fin)

Après avoir attendu que le client sorte du café avec son achat, je prend mes choses (incluant la tasse vide) et me dirige vers le comptoir. Avec un sourire un peu niais je lui dit :

- Je crois que vous avez oublié de remplir ma tasse.

- Oui, bien sûr. Désolé. (Plutôt froid, je ne peux le blâmer.)

Je pose mon livre sur le comptoir et m’assoies sur une des chaises hautes qui le borde.

- Désolé pour tout à l’heure. Je ne sais pas ce qui m’a pris de vous refuser une conversation. Les journées doivent être longues lorsque le café est désert?

- Oui, en effet.

Un silence un peu inconfortable s’installe. Trouve quelque chose à dire, vite. Mais quoi? La panique s’installe dans ma tête. N’ait pas l’air idiote une seconde fois tout de même.

- Alors quel est ce livre?

- Quoi?

- Quel est ce livre qui te passionne au point de ne pas vouloir discuter avec les gens?

- Ah, euh, c’est un peu gênant en fait.

A ce moment il prend mon livre, lit le titre et me regarde avec son sourire moqueur.

- Harlequin… je vois. :)

- Je sais, ce n’est pas Shakespeare, mais j’aime bien une lecture légère pour me changer les idées.

- Pourquoi pas une discussion légère pour te changer les idées? (Est-ce que j’imagine le sous-entendu ici?)

- Pourquoi pas? (Bon, mon cerveau reprend le dessus. J’arrive à répondre avec cohérence.)

- Je m’appelle Martin.

- Et moi, Zoé.

- Enchanté Zoé. Alors tu aimes les romans Harlequin? Qu’est-ce qui t’attire dans ces romans. (Plutôt direct le petit Martin… mais comment refusé une réponse à ces yeux noisette qui me fixent intensément?)

- Le rêve, l’évasion, me mettre dans la peau de l’héroïne pendant quelques heures et vivre avec elle ses aventures.

- Tu n’as jamais pensé appliquer les techniques de pêche de Marie?

- Marie?

- L’héroïne du roman. (Quoi? Il a lu ce roman?) Tu as lu ce roman?

- Oui.

- Tu lis des Harlequins?

- Mieux encore, j’en écris.

Clin d’oeil à faire fondre et regard plein de sous-entendus, il m’avoue écrire des Harlequins. Je veux craquer.

- Tu te moques de moi?

- Pas le moins du monde. Mais contrairement à la plupart des écrivains d’Harlequin, je vis toutes mes histoires. Je monte mes scénarios, trouve une « victime » consentante et joue le scénario.

- Et tu en as écris beaucoup?

- Une dizaine. Le prochain se passe justement dans un café… ma « victime » devait être toi, mais tu m’a reçu froidement lors de ma première tentative d’approche.

- Première tentative? Tu aurais essayé de nouveau?

- Pourquoi croit tu que j’ai laissé ta tasse vide?

Je n’en revenais pas. Martin, le serveur qui m’attire depuis ce matin, est en fait un écrivain de romans Harlequin qui m’a choisi pour "jouer" dans son prochain scénario. Suis-je bien réveillée? Peut-être que je lis trop de romans à l’eau de rose…

- Alors, ça t’intéresse d’être ma victime consentante?

- Euh, je ne sais pas quoi dire. (Comment je ne sais pas quoi dire? Ma libido est a 110%, j’ai de la misère à retenir mes pulsions sexuelles qui me pousse vers cet homme et je ne sais pas quoi dire?)

- Rien ne t’y oblige.

- Ah, et pourquoi pas?

Et la comme si je venais de prononcer une formule magique, Martin se dirige vers la porte, la ferme à clé et met en place l’inscription Fermé. Il se retourne et me regarde avec toute la sensualité dont il déborde. Doucement il enlève son chandail laissant apparaître un torse nu et dénudé de poils. Ses jeans sont suspendus à ses hanches, laissant entrevoir un avant goût de ce qui se trouve plus bas. Mon coeur accélère le rythme ou saute quelques battements, je ne sais plus. Je ne peux pas croire que je sois dans un café, en pleine matinée, avec un serveur à demi nu qui ne cache pas son désir pour moi.

Martin se dirige vers le comptoir, sors une bouteille de vodka et me propose son Élixir d’amour à la vodka. J’accepte avec joie. Il me sert un breuvage rouge sur lequel flotte un pétale de rose. Le goût est exquis. J’en bois quelques gorgées et mes inhibitions commencent à se dissiper. Martin n’a pas manqué de le remarquer. La conversation va bon train avec les sous-entendus qui se font de moins en moins subtiles. Quand Martin me propose d’enlever mon chandail pour avoir une conversation à nue, je ne me fais pas prier. L’alcool aidant, je lui fait le plaisir de ma poitrine en soutien-gorge. Quelle chance que j’aie mis le noir en dentelle ce matin.

Martin me propose un deuxième élixir d’amour que je refuse poliment. Il prend ma main de derrière son comptoir et la baise. Ses yeux remontent et nos regards se croisent. Je n’ai qu’une envie, l’enlacer et ne faire plus qu’un avec cet être irrésistible. Au moment où je crois que je vais céder à la tentation, il décroche son regard et relâche ma main. Il monte sur le comptoir, me demande de m’asseoir à une table et m’offre un spectacle à faire rougir.

Sans dire un mot il se met à se dandiner sur la musique douce qui joue dans le café depuis mon arrivée. Il enlève son pantalon sans me lâcher du regard une seconde. Sa main monte et descend sur son torse nu, son bassin fait des mouvements de va et vient. Ma poitrine est tendu, mon souffle est court, je le désire de tout mon être. Sa main descend vers son caleçon, entre à l’intérieur comme pour vérifier que tout y est. Satisfaite, elle en ressort et entreprend de descendre le caleçon. Son sexe est bien là, à demi rigide. Je n’ai qu’une envie, le rendre aussi dur que possible. Il fini sa danse érotique et me rejoint. Je suis tellement excitée que je ferais n’importe quoi. Il le sent. Il me demande de faire une danse à mon tour.

Sans réfléchir, je me lève et lui fait la plus suave de toutes les danses, juste là, devant lui, sans même monter sur le comptoir. Il est assis sur la chaise que j’ai libérée, à quelques centimètres de moi. Je vois son corps nu réagir à mes mouvements. Je vois son membre se durcir. Soudain il se lève et m’enlace de ses bras. Nos bouches se rejoignent, nos corps s’accordent et continuent à l’unisson une danse sexuelle digne d’en faire rougir plus d’un.

Après ce moment intense, nous nous rhabillons, le café ouvre ses portes et je retourne chez moi. Je n’ai pas la moindre idée si Martin écrit véritablement des romans Harlequin, mais ça n’importe peu. Le moment passé était si exquis que je recommencerais n’importe quand. Je crois que je vais devenir une habitué du Café de la Rose Rouge.

 

© 2007 Provence

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Néa blanc

Pour un plaisir tout en finesse, nous vous présentons le Néa Blanc de Lelo. Stimulateur clitoridien aux courbes sensuelles, Néa blanc sera bientôt l’indispensable jouet érotique pour vos plaisirs solitaires. Ses vibrations intenses et subtiles réjouiront les plus timides d’entre vous. Élégant et raffiné, vous pouvez même l’oublier sur votre table. Personne ne devinera son usage premier! Et pour vous rafraîchir après des instants coquins sans pour autant faire retomber votre libido, voici un délicieux breuvage qui se nomme Amour toujours. Envie de lire? Découvrez une nouvelle auteur dans notre rubrique récits.

Le café de la rose rouge

Me voilà assise au Café de la Rose Rouge.  Drôle de nom tout de même pour un café.  Je passe souvent devant cette petite bâtisse brune, à l’air un peu rustique, entourée de dizaines de rosiers rouges, pourtant c’est la première fois que j’y entre.  Je suis une fidèle moi et j’avais pris l’habitude de prendre un café au Café Fernand, trois coins de rues plus loin.  Mais le café à été vendu récemment et l’ambiance n’est plus la même.  Ce matin j’avais de besoin de changement.

La journée d’hier a été des plus pénibles.  Après une douche bien chaude j’ai pris le dernier Harlequin qui traînait sur ma table de chevet et j’ai pris la direction du Café Fernand, mais en passant devant le Café de la Rose Rouge j’ai eu une soudaine envie d’y mettre les pieds.  Juste pour voir, une fois.  De toute façon je n’avais pas tellement envie d’aller au Café Fernand où tout le monde me connaît.  J’avais besoin de solitude.  Je ne voulais que me plonger dans mon roman à l’eau de rose et oublier tous mes tracas.  Une évasion par le rêve.

Le café m’a tout de suite plu.  Une ambiance chaleureuse, de petites tables rondes toutes décorées d’un véritable bouquet de roses donnant à la pièce un parfum à la fois délicat et charmant. Pour couronner le tout, un foyer au bois entouré de confortables sofas.  J’ai choisi un sofa dans un coin reculé avec vue sur le foyer et le comptoir de service.

Je sirote doucement mon café noir tout en tournant une à une les pages de mon livre.  Il est question d’une femme d’affaires, Marie, qui voyage régulièrement et qui collectionne les aventures amoureuses.  Elle est présentement au restaurant de l’hôtel où elle loge et s’amuse à séduire les serveurs…  espérant bien, je le crois, faire visiter sa chambre à l’un d’eux.  Parlant de serveur, celui du Café de la Rose Rouge n’est pas mal du tout.  Il m’a fait un de ces sourires quand j’ai commandé mon café…  j’espère juste que mes joues n’ont pas trop trahies mon trouble intérieur.  Je ne suis tout de même plus une adolescente, je devrais pouvoir contrôler mes sens en public et retourner un sourire aimable à un spécimen de la race masculine, tout aussi magnifique soit-il.

Perdue dans ma rêverie je ne m’étais pas aperçue que je regardais fixement le serveur…  et encore moins qu’il s’était arrêté de travailler et me regardait avec un sourire moqueur sur les lèvres. Gênée, je baisse le regard et retourne à ma lecture.  Marie vient de jeter son dévolu sur le 2e serveur…  le premier lui ayant sorti sa panoplie de photos familiales, lui présentant avec fierté toute sa progéniture.  Une demi-heure de perdue.
Malgré ma résolution de me concentrer sur mon roman, je ne peux m’empêcher de jeter un autre regard au serveur.  Qu’il est beau!  Je ne dirais pas parfait, mais tout à fait dans mes goûts.  Des bras juste assez musclés pour faire laisser paraître quelques courbes bien fermes, sans toutefois avoir l’air d’un haltérophile.  Une poitrine carrée recouverte d’un simple T-Shirt vert.  Pas de ventre bedonnant.  Des cheveux courts, un peu en broussaille. Un visage rieur et des yeux noisette qui doivent en avoir fait fondre plus d’une.  Il ne me manque qu’une vue de ses fesses et le tableau sera complet.

Marie semble avoir plus de succès avec le deuxième serveur.  Plus jeune, il ne semble pas avoir d’attache.  Elle jette sur lui tout son dévolue, bien déterminée à le ramener dans son lit.  Les soirées à l’hôtel sont longues pour la femme d’affaires qu’elle est et elle aime bien avoir de la compagnie pour chasser l’ennui qui la guette chaque soir.

– Mademoiselle, mademoiselle?

– Euh, oui, quoi?

Plongé dans ma lecture je ne m’étais pas aperçue que le serveur était debout à côté de moi avec son pot de café.

– Je vous sers une autre tasse?

– Euh, emm, euh.  Quoi?  (Quoi? Pourquoi ai-je dis quoi?)

– Vous, voulez plus de café?

– Oui, merci.

– C’est bien tranquille ici aujourd’hui.  Il n’y a pas beaucoup de clients.

– Ah.  (Ah.  Et puis quoi encore?  Y a-t-il quelque chose de plus plate comme réponse?)

– Vous venez souvent ici?

– Non. (Allez, élabore un peu!)
– Je vous dérange? Je peux vous laisser à votre lecture si vous voulez.

– Oui, merci. (Oui, merci? Qu’elle idiote!)

J’avais là devant moi ce que je considère être un des plus beaux spécimens de la race humaine et je lui refuse une conversation digne de ce nom.  Mais qu’est-ce qu’il m’a pris?  Me fait-il de l’effet au point ou j’en perds l’usage de mon cerveau?

Après une telle rebuffade, il ne reviendra probablement pas…  et comment le relancer sans avoir l’air complètement nulle.  Aussi bien retourner à ma lecture.  Marie a fini de préparer le terrain et elle est sur le point de refermer le filet autour du poisson.  Et voila : « Chambre no.26,  tout de suite après la fin de ton quart de travail »,  suivi d’un clin d’oeil et d’un sourire qui ne laisse pas de doute sur ses intentions.
J’envie l’assurance de cette héroïne.  Ce n’est pas moi qui réussirais un tel coup.  Je ne suis même pas fichue de répondre de façon sensée à un serveur qui me plaît! Je m’en veux vraiment. Mais qu’est-ce qui m’a pris?  Je ne suis pas une déesse de la séduction, mais je n’ai pas l’habitude d’être aussi nulle.  Ah, et puis il n’a même pas rempli ma tasse de café finalement.  Je suis à sec.  Bon, aussi bien rentrer chez nous.

Je m’apprête à ramasser mon livre quand j’entrevois du coin de l’oeil sa silhouette derrière le comptoir.  Il est dos à moi et j’ai un bref aperçu de ses fesses avant qu’il ne se retourne pour servir un client qui vient d’entrer.  Décidément, tout me plaît chez cet homme.  Ma libido est dans le plafond.  Au diable l’orgueil, il est temps de faire remplir ma tasse de café.        (à suivre)

 

© 2007 Provence

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